Des routes plus sûres en Europe, mais toujours pas en France
La mortalité sur les routes baisse à l'échelle de l'Europe. Mais elle est en hausse dans l'Hexagone.
MOBILITÉA LA UNE
Nadia Orbatko
3/26/20262 min read


Des routes plus sûres en Europe, mais toujours pas en France
Au sein de l’Union européenne, la route s’est avérée un peu moins meurtrière en 2025, selon les chiffres publiés par la Commission mardi 24 mars 2026. Celle-ci y dénombre 19 400 décès l’année dernière, soit 3 % de moins qu’en 2024. « Compte tenu de l'augmentation du nombre de véhicules sur les routes de l'UE et du nombre de kilomètres parcourus, il s'agit d'une réalisation importante », souligne l’institution.
Les routes rurales restent les plus dangereuses, avec 53 % des décès, contre 38 % dans les zones urbaines et 8 % sur les autoroutes. Dans les zones urbaines, les usagers vulnérables (piétons, cyclistes, deux-roues…) représentent 70 % du total des victimes. Dans l’ensemble, les hommes sont plus concernés (77%) que les femmes (23%). Bien que les « dispositifs de mobilité individuelle », comme les trottinettes électriques ne représentent que 1 % du total, le nombre d’utilisateurs victimes d’un accident mortel a considérablement augmenté entre 2021 et 2024.
Si certains pays enregistrent des progrès remarquables en 2025 – moins 38 % de décès pour l’Estonie, moins 22% pour la Grèce –, la France, elle, fait encore figure de mauvais élève. L’année dernière, 3 260 personnes ont été tuées sur les routes métropolitaines, 2 526 hommes et 734 femmes, soit 2,1 % de plus qu’en 2024. Il faut y ajouter 253 victimes en outre-mer Le nombre total de blessés est estimé à 244 000, en augmentation de + 3,4 %, tandis que le nombre de blessés graves croît de 4 % (près de 16 600).
D’ici à 2030, l’UE vise une réduction de 50 % du nombre de morts et de blessés graves sur les routes par rapport à 2018, grâce à des efforts en matière d’entretien des infrastructures, de technologie automobile, de respect des règles ou de prévention, notamment, pour atteindre zéro décès et blessures graves en 2050. La Commission fait par ailleurs remarquer que, pour chaque décès, environ cinq autres personnes sont grièvement blessées. Chaque année, dans l’ensemble de l’UE, quelque 100 000 personnes sont ainsi toujours concernées.
Nadia Gorbatko
